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Tous à la campagne
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Lundi 31 mai 2010
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Autres lieux, autre ambiance ? C'était samedi matin, le soleil était radieux. Le long du Mettewie, la braderie avait déjà commencé. Nous y étions puisque pour rencontrer des citoyens, ces espaces publics demeurent les lieux où la politique rencontre les gens.
Bien sûr on appréhende toujours une distribution. Les gens peuvent être mal lunés ! On peut soi-même manquer d’à propos. Mais, nous avons même eu des sourires. Il est vrai qu'on avait la météo avec nous ! Les promeneurs étaient très mélangés en termes de classes et d’origine sociale. Ils ont dû venir de tout Molenbeek. Ainsi dans le haut, il est possible que se rencontrent le haut et le bas. Cela donne envie d'écrire aux fossoyeurs frustrés de la société pour leur demander d’arrêter de monter les gens les uns contre les autres ! Et de dénoncer ceux qui nourrissent les haines en pointant les graves responsabilités qu’ils portent.

Il faisait beau, nous étions quatre à faire campagne. Où étaient les autres membres ou sympathisants ? Partis à la campagne ? C'est bien possible qu'ils se soient trompés de campagne. Pris aussi par le quotidien et la vie des loisirs. Mais il est probable qu'être actif reste difficile pour beaucoup. Les gens vous interpellent comme les politiciens qu'ils voient à la télévisions : tous les mêmes, rien ne change, à quoi cela servira de voter... De toute évidence, il y a là de quoi freiner toutes les ardeurs !
Et de fait, nous avons eu droit à ces répliques et à ces méfiances. Et nous les membres Ecolo de « base » (sauf Sarah qui était avec nous), nous avons du mal à répondre à ces critiques, pas vraiment tournées contre nous et pas éloignés de ce que nous ressentons : l’envie de dénoncer une impression de répétition du même. Mais c'est pour cela que nous militons ! Nous citoyens qui ne voulons pas laisser la politique à n'importe qui ! Nous citoyens qui pensons qu'Ecolo doit encore percer dans ce fameux paysage politique belge pour peser dans un jeu d'échec risible, s’il ne mettait l’existence des citoyens en jeu.
Oui, le ras-le-bol que causent les partis politiques nous rendent le militantisme difficile. Et je reproche à ces partis d’amener sur leurs listes tellement d'apprentis politiciens qui s'interrogent si peu sur la valeur et le rôle de faire de la politique. Un jour de campagne ordinaire, les citoyens (si peu actifs qu’ils sont aussi responsables) nous assimilent à tous les autres. Parmi eux, les plus aigris ne peuvent se retenir de nous interpeller.
Après cette distribution, nous n'avons pas entamé notre tour des parcs. Comme on peut le voir sur les photos de cet article, nous étions quand même équipés ! Et pourtant ce tour méritait le détour. Il m'a donné à réfléchir (quand je l'ai préparé) sur l'écologie politique. Pour quelle raison faire une balade à travers les parcs de Molenbeek ? Quel sens y prêter au-delà de la symbolique des clichés dont les gens nous affublent ? (Les petits oiseaux, les fleurs, les arbres…) Et non, au-delà des clichés, il y avait de l'écologie sérieuse. Cette écologie qui pose question comme elle dénonce : les quartiers les mieux pourvus en parcs sont ceux où vivent les gens plus aisés. Preuve s'il en est que la verdure est une « valeur ajoutée » à un quartier. Ces rues là prennent certainement de la valeur immobilière grâce aux parcs. Le niveau de vie, les quartiers d'une ville où on vit et la présence de parcs coïncident.
Car les parcs sont un moyen de se déconnecter de la ville, du bruit, de la pollution, de la densité, ils témoignent d'un niveau social. Et ils démontrent que l'écologie quand elle pose des questions, elle pose des questions humaines, sociales, d'égalité, de construction de villes et de sociétés. En somme, mais c'est bien là le but de ce billet, de ce site, de notre action : l’écologie c’est la politique !
Constantin Lazarou Secrétaire politique |
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